Pourquoi doit-on supporter la Fondation Élan ?

La réponse est simple selon le témoignage du sergent Patrick Bédard.

Tout comme lui, chaque année, il y a des centaines de personnes qui voient un jour leur vie basculer. Accidents de travail ou de la route, blessés de guerre, maladies, il y a tant de gens touchés par une grande épreuve, tant de gens qui souffrent. « Le fait est que l'Institut nous permet de nous remettre sur les rails, de nous redonner une vie différente, mais tout aussi riche ».

La vie du sergent Bédard a basculé le 13 avril 2009, lorsque son véhicule blindé a roulé sur un engin explosif improvisé en Afghanistan. Ayant subi de graves blessures, il doit, selon lui, la vie au personnel médical qui a tout fait pour le maintenir en vie. Après 2 mois d'hospitalisation à l'unité de traumatologie et une série incroyable de chirurgies, il a été admis à l'IRDPQ. Sa mission venait de changer du tout au tout. De la guerre au terrorisme, il passait à un combat bien différent : sa RÉADAPTATION. « Je ne travaillais plus avec les meilleurs soldats du monde, mais avec les meilleures intervenantes. Un petit groupe de personnes travaillant dans un seul but, avec un seul objectif. La réadaptation physique d'une personne, telle une armée, à grand coup de défis, de courage et de détermination ».

« Les intervenantes ont vraiment été les actrices de ma remise sur pieds. Au début de ma réadaptation, j'avais besoin d'assistance pour TOUTES les activités journalières : de l'hygiène aux transferts au fauteuil, sans oublier les repas. Très rapidement le mot AUTONOMIE est devenu le mot d'ordre. Je dois retrouver mon autonomie... Je ne voyais pas encore de lumière au bout du tunnel. Mes jambes n'avaient même pas la force de se soulever contre la gravité! »

Son premier objectif : être en mesure de se tenir debout à l'arrivée des soldats de sa troupe d'Afghanistan. Avec l'appui des intervenantes, tant en physiothérapie qu'en ergothérapie, il s'est dépassé dit-il!

« Je n'aurais pu y arriver sans leurs mots d'encouragement, pour me relever et aller encore plus loin, vers l'autonomie. Tout seul on n'arrive à rien. On a besoin d'une équipe, comme celle de l'Institut. Tous ces intervenants compétents sont capables d'allumer la flamme lorsqu'elle s'éteint les jours difficiles et de nous encourager à faire des progrès, parfois minimes, mais si importants. L'addition, voire la multiplication de ces progrès nous rend plus aptes à affronter la vie. On redevient AUTONOME physiquement, malgré les handicaps qui peuvent subsister, car avec cette aide si précieuse, on aura appris à les comprendre, à les accepter. L'Institut a fait de moi une personne plus forte, positive, persévérante et aussi plus ouverte aux différences des autres. Peut-être une personne avec un handicap, mais malgré tout AUTONOME, prête à affronter les défis de la vie. »

Merci!
Sergent Patrick Bédard
Forces armées canadiennes